On avait déjà émis l’hypothèse que le cerveau des premiers Homo Sapiens avait triplé de volume par rapport à celui des australopithèques grâce à un changement de régime alimentaire : les végétariens s’étaient mis à manger de la viande, ce qui avait permis un apport énergétique supplémentaire. On a maintenant la preuve que les premiers Homo Sapiens étaient omnivores et mangeaient aussi du poisson. Une carence en acides gras provoque des retards cognitifs chez le fœtus et Homo Sapiens a trouvé ces acides gras en mangeant du poisson et d’autres animaux aquatiques en abondance dans la région des Grands Lacs d’Afrique de l’Est (Kenya).

La Recherche : article de la revue n° 443 (Juillet-Août 2010)