L'alimentation est-elle notre première médecine ou, en plus de nous nourrir, est-elle devenue un poison ?

Les avis divergent fortement entre défenseurs de l'alimentation bio (qui mettent en accusation les méthodes de l'agriculture intensive et les lobbys agro-chimiques et agro-alimentaires) et ces mêmes lobbys, soutenus par certaines instances officielles.

Pour tenter d'y voir plus clair, j'ai fait une petite recherche Internet et surprise : il est plus facile de trouver des textes mettant en valeur les dangers de certains produits et réclamant la prudence, voire l'interdiction de certains produits que des textes défendant l'agrochimie. Voici quelques articles représentatifs. A vous de juger :

1 - Pesticide Action Network (PAN), fondé en 1982 et qui regroupe 600 organisations non gouvernementales de 60 pays dans le monde a publié un article contre les perturbateurs endocriniens.

2 – L'observatoire des résidus de pesticides (ORP), qui regroupe l'Afssa (agence française de sécurité sanitaire des aliments), l'Afsse (agence française de sécurité sanitaire environnement) et l'Ifen (Institut français de l'environnement) présente les pesticides comme un progrès dans la lutte contre les maladies parasitaires, tout en reconnaissant les risques réels pour la santé, mais en affirmant manquer de preuves irréfutables.

3 – L'Anses (agence nationale de sécurité sanitaire) reconnaît des risques sanitaires liés aux pesticides et réclame davantage de recherches pour confirmer les hypothèses.

4 – Un rapport du Sénat, présenté le 12 juillet 2011, parle d'un faisceau de résultats qui laisse supposer un rôle négatif pour la santé des perturbateurs endocriniens et réclame une protection des enfants et des femmes enceintes.

5 – Une pharmaco-toxicologue de l'école vétérinaire d'Alfort s'interroge la notion de relation dose-effets, mise en valeur par les défenseurs des produits chimiques et la notion d'effet cocktail, mise en valeur par ceux qui réclament l'interdiction de certains produits.

6 – L'Efsa (autorité européenne de sécurité des aliments) a été saisie par la Commission européenne pour donner un avis scientifique sur le sujet. Elle est accusée par les écologistes d'être au service des lobbys industriels.