Diététique et écologie ne font pas bon ménage quand un produit réputé pour ses vertus diététiques ou médicinales devient à la mode au niveau mondial. Il provoque surpêche, surchasse ou surcueillette, avec tous les risques écologiques qui sont liés.

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Le poisson

La diététique officielle nous recommande de manger du poisson au moins 2 fois par semaine pour rester en bonne santé. Résultat : les ventes de poisson explosent, la surpêche fait des dégâts sur les populations de poissons : thons et maquereaux ont perdu 74 % de leur population entre 1974 et 2010. Sans compter la pollution marine qui contamine toute la chaîne alimentaire marine.

La pharmacopée chinoise

La médecine traditionnelle chinoise est à base de plantes. Celles-ci sont parfois saturées de pesticides. La cueillette intensive de ces plantes les met en danger : racines de ginseng ou certains champignons sont en voie de disparition dans certaines régions.

Cette même médecine chinoise indique que certains remèdes traditionnels sont bons pour la vigueur sexuelle. La réputation d’aphrodisiaque de la corne de rhinocéros, du pénis de tigre ou du concombre de mer est en train de faire disparaître ces espèces de la terre.

Le quinoa

Le quinoa est devenu à la mode dans les régimes végétariens : ça ressemble à une céréale, cela se cuisine comme une céréale, mais c’est une graine de la famille des épinards ou de la blette, sans gluten, pauvre en lipides, riche en protéines, en fibres et en fer. Sa culture intensive, pour répondre à une demande importante des Occidentaux amateurs de cuisine saine, met en danger les cultures vivrières des agriculteurs de Bolivie et crée des problèmes d’environnement.

Solution écologique ?

Consommer avec modération. Être un consommateur responsable en achetant majoritairement des aliments cultivés ou cueillis dans le respect de la biodiversité et avec une gestion permettant à ces ressources de se renouveler et d’être conservées, sans surexploitation.