Compare diet - Le blog

Bien manger pour le plaisir et pour rester en santé

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jeudi 14 mars 2013

Une maladie vieille comme l'humanité ?

L'athérosclérose est une forme d'artériosclérose

Cette maladie des artères encrassées, qui peut causer un infarctus ou un AVC, est réputée favorisée par le tabac, le cholestérol, l'hypertension et une mauvaise hygiène alimentaire. Pour s'en prémunir, il est recommandé d'avoir une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes, céréales, poissons, de réduire les viandes rouges, les charcuteries et les matières grasses.

Une étude, réalisée par l'Institut du cœur de Kansas City (USA) et publiée dans The Lancet, a étudié des cadavres sur une période de 40 siècles : d'abord des momies égyptiennes de 4000 ans, puis des cultivateurs de maïs du Pérou (- 2600 à 600), des agriculteurs amérindiens du Colorado et des chasseurs des îles Aléoutiennes d'Alaska (1750-1900).

Conclusion : L'athérosclérose peut toucher tout le monde, quels que soient les modes de vie et les régimes alimentaires. Le professeur Thompson conclut : Nous exagérons peut-être la possibilité de prévenir ou d'inverser les maladies cardiovasculaires avec seulement un régime alimentaire… l'athérosclérose serait bien inhérente au vieillissement.

Article de l'AFP du 11/3/13 - Article de Slate fr du 11/3/13

vendredi 8 mars 2013

Fast-food et asthme

Une vaste étude épidémiologique (ISAAC) réalisée par des chercheurs de Nouvelle Zélande et d'Allemagne depuis 1991 et portant sur 2 millions d'enfants et d'adolescents des pays anglo-saxons montre que les enfants et les adolescents qui mangent au moins trois fois par semaine en fast-food souffrent relativement plus fréquemment d’asthme, de pollinose et d’eczéma.

Certains aliments gras et sucrés favorisent en effet ces maladies. Ceux qui mangent régulièrement des fruits et légumes seraient davantage protégés de ces maladies, selon l'article Un asthme-burger pour les jeunes fans de frites.

mercredi 21 novembre 2012

La mémoire par le sport

Selon une étude réalisée par le département de nutrition de l'Université du Minnesota, le sport est plus utile qu'un régime équilibré pour conserver une bonne mémoire. C'est ce que précise un article paru le 20/11/12 dans Rue 89.

mardi 13 mars 2012

Faut-il manger bio ?

Une étude comparative sérieuse entre aliments issus de l'agriculture biologique (AB), l'agriculture raisonnée (AR) et l'agriculture conventionnelle (AC) est menée, sous la direction du professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue et directeur de recherche en nutrition et cancer - Institut du Cancer et Faculté de Médecine de Montpellier et le docteur Mariette Gerber, Groupe d'Epidémiologie métabolique, Centre de recherche en cancérologie, Inserm-CRLC, Montpellier.

Conclusion actuelle : Supériorité qualitative des aliments provenant de l'Agriculture Biologique comparés à ceux de l'Agriculture Conventionnelle (teneur en nitrates supérieure en AC). Aliments provenant de l’Agriculture Raisonnée parfois mieux pourvus en micronutriments que les aliments provenant de l'Agriculture Conventionnelle.

Pour en savoir plus

lundi 30 mai 2011

Le régime Dukan : et après ?

Santé médecine et le Journal des Femmes Santé ont fait une étude sur 4761 internautes (dont 90 % de femmes) ayant fait le régime Dukan. Résultat : Trois-quarts des personnes ayant démarré un régime Dukan il y a plus de deux ans ont repris le poids perdu.

35% des personnes ont repris leur poids moins d'un an après le début du régime et 80% au bout de 4 ans. 2 personnes sur 3 ont expliqué qu'elles n'ont pas pu suivre la dernière phase du régime : la phase de stabilisation. 64% des personnes interrogées ne recommandent pas ce régime, mais 1/3 des personnes interrogées sont prêtes à recommencer le régime Dukan.

En conclusion l'enquête affirme : il est impossible d'affirmer que la population de volontaires ayant répondu est représentative de l'ensemble des personnes suivant le régime Dukan.

La publication de cette enquête arrive à la veille d'un procès en diffamation intenté par Pierre Dukan à Jean Michel Cohen qui l'a critiqué en parlant de véritable déstructuration alimentaire, avec des risques graves pour la santé.

lundi 13 décembre 2010

Menu toxique pour enfant

L’association Générations futures fondée en 1996 par un ingénieur agronome de l’INRA, Georges Toutain et un enseignant, François Veillerette, vient de faire paraître un rapport d’étude, réalisé en partenariat avec le Réseau Environnement santé et le WWF-France et intitulé : Menus toxiques : enquête sur les substances chimiques de nos aliments.

Il a été imaginé un menu type pour les repas d’une journée d’un enfant (4 repas et un encas), menu respectant les recommandations du Plan National Nutrition Santé. Les produits (non bios) ont été achetés dans des supermarchés de l’Oise, de Saône et Loire et de Paris. Ils ont ensuite été analysés par des laboratoires accrédités COFRAC, entre juillet et septembre 2010. Les résultats de l’étude sont alarmants :

Un enfant peut avaler 128 résidus chimiques dans la journée, représentant 81 substances chimiques différentes, dont 36 pesticides, 47 substances cancérigènes et 37 perturbateurs endocriniens.

jeudi 7 octobre 2010

Qui dort dîne et maigrit

Le manque de sommeil compromet l'efficacité d'un régime pour maigrir, selon une étude parue dans Annals of Internal Medecine et reprise par le Monde ( 5/10/2010). Le manque de sommeil, un trait de la société moderne, paraît compromettre les efforts pour perdre de la graisse en suivant un régime alimentaire.

En effet, si l’on dort moins que la normale, le taux dans le sang d’une hormone, la ghréline, augmente. Cette hormone stimule l’appétit : on a donc tendance à manger davantage et à grossir.

Une étude a porté sur des volontaires en excès pondéral, qui ont dormi 7h25 pendant 14 j puis 5h14 pendant 14 autres jours, avec un régime limitant les calories absorbées. Ils ont perdu 1, 41 kg de graisse pendant leur période de sommeil normal et seulement 0,6 kg lors du sommeil plus bref.

lundi 6 septembre 2010

En migrant en ville les Indiens deviennent obèses

Une étude, en Inde, vient de montrer que les ruraux venant s’installer en ville changent de mode de vie et d’alimentation. Ils souffrent alors des maladies urbaines : diabète et obésité (alimentation grasse et sucrée et diminution de l’activité physique). Et avoir grandi dans un environnement rural meilleur pour la santé ne protège pas de ces maladies : en quelques années les ruraux devenus urbains sont victimes de l’épidémie diabète + obésité comme les urbains depuis plusieurs générations.

La Recherche : article de la revue n° 443 (Juillet-Août 2010)

lundi 16 août 2010

Alimentation anti-cancer

Le Monde.fr a fait paraître le 8/6/2010 un article du professeur Dominique Belpomme, cancérologue à l’Université Paris V et président de l’Artac (association de recherche thérapeutique anti-cancéreuse) : Existe-t-il un vrai régime anti-cancer et si oui quel est-il ?

Le professeur Belpomme fait les remarques suivantes :

- Plusieurs livres proposent des « vrais » régimes anti-cancer et l’OMS conseille de manger 5 fruits et légumes par jour. Ces affirmations sont contredites par une étude épidémiologique européenne EPIC qui démontre la protection marginale des fruits et légumes contre le cancer (5 %).

- Les substances cancérigènes (pesticides, nitrates, additifs, etc.) présentes dans notre alimentation sont de véritables agents responsables des cancers. Un régime alimentaire à base de fruits et légumes « industriels » contenant ces substances favoriserait, à petites doses répétées, un certain nombre de maladies, dont le cancer : origine environnementale des cancers.

Le professeur Belpomme conseille donc de manger des fruits et légumes bio, malgré l’absence d’études scientifiques sérieuses prouvant la supériorité du bio sur le non bio.

Pour en savoir plus sur : les travaux de l’Artac

Mais peut-on manger bio quand on est fauché et sans jardin ?

Vin et cancer

News Compare diet (mars 2009)

L’Institut National du Cancer (INCA) vient de publier "un état des connaissances sur l’impact de la nutrition sur les cancers". Ce rapport contredit d’autres rapports faisant état des effets protecteurs du vin et veut prouver que la consommation d’alcool (donc de vin), quelle que soit la dose, augmente les risques de cancer. Le risque de développer un cancer de l’œsophage serait 20 fois plus élevé chez les personnes qui consomment plus de 160 g d’alcool (soit environ 1,5 l de vin) par jour, que chez les personnes qui en consomment 10 g (un verre de vin par jour) ou moins. Le risque de développer un cancer du larynx serait multiplié par 5 chez les personnes consommant au moins 120 g d’alcool par jour par rapport aux personnes ne buvant pas de vin. Le risque de développer un cancer colorectal serait multiplié par 1,5 à 3 chez les consommateurs d’alcool buvant plus de 70 g d’alcool/jour (soit plus de 6 verres de vin/jour ou 1,5 l de bière/jour) par rapport aux non-buveurs. Le risque de cancer du sein serait multiplié par 1,45 chez les consommatrices de plus de 3 verres de vin par jour (soit l’équivalent de 30 g d’alcool/jour ou plus) par rapport à celui chez les non buveuses. L’augmentation de risque de cancer du sein liée à la consommation d’alcool serait plus élevée chez les femmes ménopausées.

Ces études concernent tous les alcools, y compris le vin et la bière. L’INCA recommande de réduire, autant que possible, la consommation des boissons alcoolisées (donc la consommation quotidienne de vin) et de développer des technologies alimentaires permettant une diminution de la teneur en alcool des boissons alcoolisées. Le rapport de l’INCA concerne également la viande rouge, la charcuterie et les fromages.

Le monde viticole (vignerons et élus des régions viticoles) manifeste son fort mécontentement, parlant parfois de prohibition. Le professeur Bernard Debré, chef du service d’urologie à l’Hôpital Cochin (Paris), député et conseiller de Paris se dit "révolté" contre "une étude sans queue ni tête, sans réel fondement scientifique... qui traduit une volonté d’hygiénisme bien pensante". Pour en savoir plus sur les discours des défenseurs du vin : Vin et santé - Vin et Santé, biologie et pathologie vasculaires. En fait, le rapport de l’Institut National du Cancer concerne uniquement le cancer, alors que les études présentant l’aspect protecteur d’une consommation modérée de vin concernent la prévention des maladies cardio-vasculaires. C’est ce qu’on avait appelé le French paradox ou paradoxe français. Ces études montrent la consommation de 1 à 2 verres de vin par jour réduit de 20% le risque de mortalité. Ce risque peut diminuer de 40% pour 2 ou 3 verres de vin par jour pour un homme ou 1 à 2 verres par jour pour une femme.

Les composés phénoliques du vin ont-ils des propriétés antioxydantes et retardent-ils l’apparition des tumeurs cancéreuses ou la transformation de l’éthanol en acétaldéhyde causerait-elle des cancers et l’alcool induirait une déficience en folates tout en modifiant les concentrations d’hormones sexuelles ? Conclusion de Compare diet : l’être humain est complexe et les facteurs de maladie sont multiples. Pour éviter toute polémique stérile, il devient urgent de faire des études pluridisciplinaires qui prendront également en compte tous les paramètres : alimentation, environnement, psychologie, génétique.

Cerveau et obésité

News Compare diet (décembre 2008)

La revue Nature Genetics a publié le 14 décembre 2008 les résultats d’une étude internationale menée par 60 institutions sur plus de 90.000 personnes en Europe et aux USA : Il a été identifié 6 nouvelles variantes génétiques qui prédisposeraient à l’obésité, dont 5 variantes agissant directement sur le cerveau. L’obésité est le résultat de plusieurs facteurs : le comportement des individus face à la nourriture (trop manger résulte du défaut de contrôle de l’appétit par le cerveau) et le processus de digestion (les réactions biochimiques produites par la digestion des aliments aboutissent ou non au stockage des graisses dans le corps ou au brûlage des calories). Cette étude confirme que la génétique aurait davantage d’influence sur le comportement du cerveau (prédisposition à trop manger) que sur les processus de digestion.