Compare diet - Le blog

Bien manger pour le plaisir et pour rester en santé

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mardi 13 mars 2012

Faut-il manger bio ?

Une étude comparative sérieuse entre aliments issus de l'agriculture biologique (AB), l'agriculture raisonnée (AR) et l'agriculture conventionnelle (AC) est menée, sous la direction du professeur Henri Joyeux, chirurgien cancérologue et directeur de recherche en nutrition et cancer - Institut du Cancer et Faculté de Médecine de Montpellier et le docteur Mariette Gerber, Groupe d'Epidémiologie métabolique, Centre de recherche en cancérologie, Inserm-CRLC, Montpellier.

Conclusion actuelle : Supériorité qualitative des aliments provenant de l'Agriculture Biologique comparés à ceux de l'Agriculture Conventionnelle (teneur en nitrates supérieure en AC). Aliments provenant de l’Agriculture Raisonnée parfois mieux pourvus en micronutriments que les aliments provenant de l'Agriculture Conventionnelle.

Pour en savoir plus

lundi 25 juillet 2011

David Servan-Schreiber et l'alimentation anti-cancer

David Servan-Schreiber est mort le 24 juillet 2011 à l'âge de 50 ans. Neuropsychiatre, chercheur en sciences cognitives, il avait introduit en France la thérapie EMDR, basée sur les mouvements oculaires, dans le cadre du traitement des syndromes de stress post-traumatiques.

Il était atteint d'une tumeur au cerveau depuis 1992 (à 31 ans). Il avait affirmé en 2005 : Devant l'accumulation des risques d'une surmédicalisation que plus personne ne contrôle, il est temps que nous fassions entrer les méthodes de traitement naturelles dans notre culture médicale.

Il a écrit des best-sellers pour lutter contre la dépression et le stress (Guérir, 2003) et prévenir le cancer ou lutter contre lui en développant son potentiel naturel d'autodéfense (Anticancer, 2007). Sa méthode consistait en exercices physiques et mentaux pour réduire le stress et en contrôle de son alimentation.

Après la rechute de son cancer en 2010, il a publié en 2011 On peut se dire au revoir plusieurs fois, où il affirmait : Il n'y a pas de "cure miracle" contre le cancer, pas de réussite à 100 %. On peut mettre tous les atouts dans son jeu, mais le jeu n'est jamais gagné d'avance.

David Servan-Schreiber affirmait dans un article paru dans Le Monde en 2005 :

Le Fonds international de recherche sur le cancer a conclu, dans son rapport de 2007, que "la plupart" des cas de cancer dans les sociétés occidentales pourraient être évités en changeant nos modes de vie :
- 40 % par des modifications de l'alimentation et de l'activité physique (consommer plus de légumes et de fruits, moins de sucre, moins de viande rouge ; marcher régulièrement ou faire 30 minutes d'exercice physique, six fois par semaine) ;
- 30 % par l'arrêt du tabac ;
- et 10 % par la réduction de la consommation d'alcool.
Il existe aussi maintenant des donnés précises montrant que certains aliments, comme le brocoli, les choux, l'ail, les oignons, le curcuma peuvent aider directement à tuer les cellules cancéreuses et réduire la croissance des nouveaux sanguins dont elles ont besoin pour se développer en tumeurs menaçantes.

Commentaire de Mésué

Michel Montignac est mort à 66 ans et David Servan-Schreiber à 50 ans. Depuis le déclin des religions officielles, beaucoup sont à la recherche d'une méthode magique pour lutter contre la maladie et augmenter la longévité. Le contrôle de son alimentation et la recherche de certains aliments seraient la solution miracle pour tuer les cellules cancéreuses.

Au Moyen Age, on avait mis au point des médicaments à base de plante qu'on avait appelés "panacée", du grec panakeia, plante imaginaire qui servait de remède universel. Actuellement, une mauvaise alimentation serait la source de toutes nos maladies et une bonne alimentation le remède universel, la panacée !

Notre société (la publicité, les médias, les rapports dans les entreprises ou l'administration) nous a habituée aux slogans, à résumer une pensée complexe en quelques lignes. A force de tout simplifier, nous avons oublié le multiple, le complexe. Les théories scientifiques du chaos et du cygne noir (l'improbable) nous incitent à plus de méfiance face aux idées simplistes, à la pensée magique et au désir de miracle.

La maladie est un ensemble complexe, comme le corps humain, où le style de vie, l'état d'esprit, le stress, l'alimentation jouent un rôle important, mais où la génétique, la biologie, la pollution environnementale sont également des facteurs importants.

On peut donc avoir un esprit positif, une hygiène de vie et une alimentation saines et… tomber malade, parce qu'il est difficile actuellement d'échapper à notre héritage génétique et à la pollution environnementale.

Les plastiques et de nombreux objets contiennent des perturbateurs endocriniens favorisant le cancer et l'obésité, l'air que nous respirons contient des substances chimiques cancérigènes, même quand nous habitons en pleine campagne, nous ne vivons pas sur une île déserte à l'abri des pollutions et des ondes électriques. Bref, c'est tout notre monde moderne à revoir et à améliorer et pas seulement notre alimentation.

J'en profite pour lancer un appel aux lecteurs amateurs d'authenticité historique :
Hippocrate aurait dit : L'alimentation est notre première médecine. Est-ce une légende ou une citation réelle ? Je n'arrive pas à trouver cette citation dans les écrits d'Hippocrate, que je n'ai malheureusement pas lus en entier. Qui pourra me donner la référence exacte de cette citation ? Merci d'avance.

lundi 13 décembre 2010

Menu toxique pour enfant

L’association Générations futures fondée en 1996 par un ingénieur agronome de l’INRA, Georges Toutain et un enseignant, François Veillerette, vient de faire paraître un rapport d’étude, réalisé en partenariat avec le Réseau Environnement santé et le WWF-France et intitulé : Menus toxiques : enquête sur les substances chimiques de nos aliments.

Il a été imaginé un menu type pour les repas d’une journée d’un enfant (4 repas et un encas), menu respectant les recommandations du Plan National Nutrition Santé. Les produits (non bios) ont été achetés dans des supermarchés de l’Oise, de Saône et Loire et de Paris. Ils ont ensuite été analysés par des laboratoires accrédités COFRAC, entre juillet et septembre 2010. Les résultats de l’étude sont alarmants :

Un enfant peut avaler 128 résidus chimiques dans la journée, représentant 81 substances chimiques différentes, dont 36 pesticides, 47 substances cancérigènes et 37 perturbateurs endocriniens.

lundi 16 août 2010

Alimentation anti-cancer

Le Monde.fr a fait paraître le 8/6/2010 un article du professeur Dominique Belpomme, cancérologue à l’Université Paris V et président de l’Artac (association de recherche thérapeutique anti-cancéreuse) : Existe-t-il un vrai régime anti-cancer et si oui quel est-il ?

Le professeur Belpomme fait les remarques suivantes :

- Plusieurs livres proposent des « vrais » régimes anti-cancer et l’OMS conseille de manger 5 fruits et légumes par jour. Ces affirmations sont contredites par une étude épidémiologique européenne EPIC qui démontre la protection marginale des fruits et légumes contre le cancer (5 %).

- Les substances cancérigènes (pesticides, nitrates, additifs, etc.) présentes dans notre alimentation sont de véritables agents responsables des cancers. Un régime alimentaire à base de fruits et légumes « industriels » contenant ces substances favoriserait, à petites doses répétées, un certain nombre de maladies, dont le cancer : origine environnementale des cancers.

Le professeur Belpomme conseille donc de manger des fruits et légumes bio, malgré l’absence d’études scientifiques sérieuses prouvant la supériorité du bio sur le non bio.

Pour en savoir plus sur : les travaux de l’Artac

Mais peut-on manger bio quand on est fauché et sans jardin ?

Vin et cancer

News Compare diet (mars 2009)

L’Institut National du Cancer (INCA) vient de publier "un état des connaissances sur l’impact de la nutrition sur les cancers". Ce rapport contredit d’autres rapports faisant état des effets protecteurs du vin et veut prouver que la consommation d’alcool (donc de vin), quelle que soit la dose, augmente les risques de cancer. Le risque de développer un cancer de l’œsophage serait 20 fois plus élevé chez les personnes qui consomment plus de 160 g d’alcool (soit environ 1,5 l de vin) par jour, que chez les personnes qui en consomment 10 g (un verre de vin par jour) ou moins. Le risque de développer un cancer du larynx serait multiplié par 5 chez les personnes consommant au moins 120 g d’alcool par jour par rapport aux personnes ne buvant pas de vin. Le risque de développer un cancer colorectal serait multiplié par 1,5 à 3 chez les consommateurs d’alcool buvant plus de 70 g d’alcool/jour (soit plus de 6 verres de vin/jour ou 1,5 l de bière/jour) par rapport aux non-buveurs. Le risque de cancer du sein serait multiplié par 1,45 chez les consommatrices de plus de 3 verres de vin par jour (soit l’équivalent de 30 g d’alcool/jour ou plus) par rapport à celui chez les non buveuses. L’augmentation de risque de cancer du sein liée à la consommation d’alcool serait plus élevée chez les femmes ménopausées.

Ces études concernent tous les alcools, y compris le vin et la bière. L’INCA recommande de réduire, autant que possible, la consommation des boissons alcoolisées (donc la consommation quotidienne de vin) et de développer des technologies alimentaires permettant une diminution de la teneur en alcool des boissons alcoolisées. Le rapport de l’INCA concerne également la viande rouge, la charcuterie et les fromages.

Le monde viticole (vignerons et élus des régions viticoles) manifeste son fort mécontentement, parlant parfois de prohibition. Le professeur Bernard Debré, chef du service d’urologie à l’Hôpital Cochin (Paris), député et conseiller de Paris se dit "révolté" contre "une étude sans queue ni tête, sans réel fondement scientifique... qui traduit une volonté d’hygiénisme bien pensante". Pour en savoir plus sur les discours des défenseurs du vin : Vin et santé - Vin et Santé, biologie et pathologie vasculaires. En fait, le rapport de l’Institut National du Cancer concerne uniquement le cancer, alors que les études présentant l’aspect protecteur d’une consommation modérée de vin concernent la prévention des maladies cardio-vasculaires. C’est ce qu’on avait appelé le French paradox ou paradoxe français. Ces études montrent la consommation de 1 à 2 verres de vin par jour réduit de 20% le risque de mortalité. Ce risque peut diminuer de 40% pour 2 ou 3 verres de vin par jour pour un homme ou 1 à 2 verres par jour pour une femme.

Les composés phénoliques du vin ont-ils des propriétés antioxydantes et retardent-ils l’apparition des tumeurs cancéreuses ou la transformation de l’éthanol en acétaldéhyde causerait-elle des cancers et l’alcool induirait une déficience en folates tout en modifiant les concentrations d’hormones sexuelles ? Conclusion de Compare diet : l’être humain est complexe et les facteurs de maladie sont multiples. Pour éviter toute polémique stérile, il devient urgent de faire des études pluridisciplinaires qui prendront également en compte tous les paramètres : alimentation, environnement, psychologie, génétique.