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Dossier thématique - Sexe, conception, grossesse

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Alimentation fonctionnelle : Miro, logo diététiques alternatives L'alimentation fonctionnelle
Grossesse et alimentation

Par Patrick WOLF, hygiéniste et nutrithérapeute


L’alimentation fonctionnelle recoure à des aliments ou des substances alimentaires qui au-delà des fonctions nutritionnelles de base, possèdent des bienfaits physiologiques qui ont pu être mis en évidence par la recherche scientifique. Elle permet de corriger les anormalités de certaines fonctions biologiques et ce par le biais d’une action biochimique, réelle.

Grâce aux études scientifiques menées par de nombreuses équipes du monde entier sur les propriétés thérapeutiques des aliments, nos connaissances sur l’incidence de l'alimentation sur l'organisme humain augmentent de jour en jour. Il est tout à fait possible à présent de prendre le contrôle de notre santé sachant qu'il y a à notre disposition des aliments ou des compléments alimentaires renfermant des substances capables d'agir spécifiquement sur tel ou tel organe ou fonction biologique et même d'influer notre système immunitaire.


Patrick Wolf étudie l'incidence de l'alimentation sur les anomalies biochimiques conduisant aux pathologies. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages montrant l'efficacité de l'alimentation fonctionnelle sur les maladies dégénératives et propose des stages. Livres sur le site de Patrick WOLF.

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Grossesse et Alimentation

Les conséquences sur la vie d’adulte de l’enfant à naître

Une étude a montré qu’un état dépressif avec idéation de suicide par un moyen violent est associé à un taux de cortisol élevé (cortisol = hormone du stress). Il semblait donc légitime de se savoir si cette pathologie ne résulte pas d'une prédisposition innée liée au cortisol.

Une expérience a été réalisée aux Etats-Unis et les résultats obtenus ont été très surprenants. Des femmes enceintes eurent pour consigne de manger chaque jour 450 g de viande et de réduire ou non selon le cas, leur consommation de légumes au cours de la deuxième partie de la grossesse (3 mois avant terme). Les enfants mis au monde dans ces conditions ont présenté un taux de cortisol significativement plus important que la normale qu’il conserve jusqu’à l’âge adulte. A titre d’exemple les enfants nés de mamans ayant consommé durant leur grossesse 15 repas carnés par semaine ont un niveau de cortisol supérieur de 22 % et ce taux d’hormone peut monter jusqu’à 46 % si la quantité de repas carnés par semaine atteint 17 et plus.

Variation de la concentration du cortisol plasmatique
d’hommes et de femmes de 30 ans à jeun
selon le régime alimentaire de leur mère durant la grossesse.

Graphe de la variation de concentration du cortisol plasmatique

Graphe - Consommation de légumes verts :


Comment s’explique ce phénomène? En fait, il faut savoir qu’à chaque fois que nous (hommes et femmes) consommons des produits carnés (poisson, volaille, bovin, etc.) en quantités importantes par rapport à la quantité de fruits et légumes, alors la sécrétion de cortisol est physiologiquement augmentée. Le cortisol mesuré dans la salive augmente de plus du double 1 heure après l’ingestion d’un repas riche en protéines animales.

Lors de la grossesse, il se produit exactement la même chose et le sang maternel s’enrichit en cortisol après un repas riche en protéines ce qui, en retour, affecte le développement du fœtus. La première altération visible chez l’enfant à naître est son plus faible poids à la naissance par rapport à un enfant dont la maman a eu une consommation de viande plus modérée.

Sur un plan biochimique, une consommation importante de protéines conduit à une oxydation accrue de celles-ci si les aliments d’origine végétale sont consommés en moindres quantités car les antioxydants indispensables à la neutralisation de l’oxydation font défaut.

Cette oxydation se traduit notamment par une destruction des protéines non essentielles. Leur renouvellement requiert un apport des vitamines B6 et B9 plus grand. Le problème réside dans le fait que ces deux vitamines ne sont fournies en quantités suffisantes que par les aliments d’origine végétale. De sorte qu’un déficit de ces deux vitamines conduit à une moindre production d’aminoacides non essentiels ce qui aboutit à un « stress » de l’organisme (mère-fœtus) incapable de fabriquer ce qui est programmé dans les gènes du fœtus en développement. Ce stress de type métabolique conduit finalement à une masse corporelle plus petite et une anomalie au niveau de la production de cortisol chez l’enfant à naître et plus tard des déséquilibres psycho-émotionnels chez l’adulte.

Chez les individus prédisposés au stress dû à un niveau de cortisol élevé dès la naissance, le recours à la psychothérapie présente peu d’intérêt. N’y a-t-il donc rien à faire en dehors d’une médication antistress au long cours ? Bien évidemment non ! Il est possible de réduire cette surproduction de cortisol par l’intermédiaire d’une alimentation dite « fonctionnelle ». L’alimentation fonctionnelle est une alimentation qui au-delà de l’aspect nutritif, est capable de rétablir progressivement l’équilibre en corrigeant des anomalies biochimiques. Une alimentation fonctionnelle ne fait pas qu’apporter les nutriments indispensables au bon fonctionnement de l’organisme, elle peut aussi réduire le risque de développer une maladie ou dans certains cas rétablir la santé chez un malade. On trouve effectivement dans un certain nombre d’aliments, des molécules ayant quasiment les mêmes pouvoirs thérapeutiques que les médicaments. Certaines de ces molécules peuvent agir spécifiquement sur tel ou tel organe et corriger ainsi des dysfonctionnements. Avec une alimentation normale il n’y a pas d’effet car il est rare que nous mangions plusieurs jours de suite le(s) même(s) aliment(s). Si nous prenions les médicaments pour nous soigner de la même façon que nous consommons les aliments, il y a de forte chance que l’action médicamenteuse serait inexistante. C’est parce que nous absorbons plusieurs jours voire plusieurs semaines consécutives des médicaments le plus souvent matin, midi et soir qu’il y a un résultat, autrement il n’y aurait rien en terme de guérison, il en est de même pour l’alimentation.

En vérité, le pouvoir des aliments ou des substances alimentaires actives n’est réellement connu que depuis quelques années seulement. Il a fallu en effet isoler ces substances puis connaître les mécanismes biochimiques « intimes » des pathologies pour pouvoir enfin vérifier l’efficacité de ces substances par le biais de tests sur l’animal en laboratoire puis en essais cliniques chez l’homme. L’industrie agroalimentaire a compris l’avantage qu’elle pouvait tirer en ajoutant des principes actifs dans les produits alimentaires de base (les alicaments), ajout d’oméga-3 dans les margarines, de phytostérols dans les yaourts, etc...

Il y a deux mille cinq cents ans, Hippocrate, illustre médecin grec, avait coutume de dire à ses malades “que ton alimentation soit ta médecine et ta médecine ton alimentation.». On voit finalement que le concept d’alimentation fonctionnelle n’est pas nouveau ou sinon il faut admettre qu’Hippocrate était très en avance sur son temps.

Cependant les dernières recherches ont montré que pour obtenir des résultats durables, il faut tenir compte des conditions environnementales. En effet les facteurs environnementaux peuvent parfaitement réduire à néant l’action d’un aliment fonctionnel et ce pour une raison très simple, illustrée par l’exemple suivant. Si un individu souffre d’une pathologie donnée et travaille de nuit, ses besoins sur le plan nutritionnel ne seront pas les mêmes que ceux d’une personne qui, souffrant de la même pathologie, dort la nuit. Dans un cas, le cycle veille – sommeil se déroule anormalement et ne respecte pas le rythme jour – nuit tandis que dans l’autre cas, le rythme est respecté. Au niveau du biorythme cela constitue une très grosse différence. Cette différence requiert sur le plan nutritionnel un réajustement notamment au niveau des apports en éléments fondamentaux comme les vitamines et les minéraux car l’organisme ne les gère pas du tout de la même façon en situation de veille avec une activité physique qu’au repos, au cours du sommeil !

Références bibliographiques

Pour en savoir plus sur l’alimentation fonctionnelle : le site de Patrick Wolf


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