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Naturopathie : Miro, logo diététiques alternatives

Naturopathie

Améliorer l'hygiène de vie, éliminer les toxines, combler les carences alimentaires



Caractéristiques

La naturopathie veut traiter la personne dans sa globalité, c'est-à-dire son corps, son esprit, ses émotions, son aspect social ou spirituel, et même son énergie. Elle croit que le pouvoir de la nature guérit : L'énergie vitale permet l'auto-guérison. Elle veut minimiser le risque d’effets secondaires et éviter de supprimer les symptômes en traitant les causes des désordres de santé avec des méthodes naturelles.

Ses actions passent par la prévention et l'éducation pour améliorer l'hygiène de vie des patients. La naturopathie veut purifier l’organisme des toxines provoquent la maladie : mauvaise alimentation, pollution, excitants, médicaments chimiques, cosmétiques… carences, sédentarité, stress etc...

Parmi les 10 techniques utilisées, les cures de détoxification (monodiète et jeûne), de revitalisation et de stabilisation doivent permettre d'éliminer les toxines, combler les carences alimentaires et se maintenir en santé. Pour diminuer la production de toxines, il est fondamental de pratiquer les bonnes associations alimentaires.

Selon la diététique naturopathe

L'homme moderne mange trop. Il est recommandé de manger moins, de manger des aliments de qualité et vitalisants : aliments crus, aliments complets ou demi-complets (céréales complètes, huiles pressées à froid, sel gris de Guérande, sucre complet).

Sont conseillés : graines germées (réputées excellentes pour la revitalisation), jus de légumes et de fruits. Il est conseillé de diminuer la quantité de viande. Il est préférable de manger du poisson, de la volaille et des oeufs.

L'association céréales (farineux forts) et légumineuses (protéines faibles) est bonne. Dans le même esprit, légumes et moules vont bien ensemble. Il est recommandé de manger des aliments alcalinisants, pour neutraliser l'acidité corporelle : fromage de chèvre ou de brebis, soja, pomme de terre, châtaigne, amandes, olives noires, carottes, navets, radis, céleri, haricots verts, courgettes, aubergines, brocolis, endives, courges, bananes, figues, raisins, poire et pomme douce, etc...

Pour en savoir plus : 1) Introduction - 2) Histoire - 3) Principes - 4) Cuisine

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1 - Introduction

La naturopathie se définit comme une médecine douce ou naturelle, préventive, éducative et holistique (médecine alternative complémentaire). Elle se veut scientifique et pratique des essais cliniques (un site canadien annonce des résultats démontrant leur efficacité thérapeutique).

Il existe une fédération mondiale de naturopathie. Actuellement la naturopathie est développée dans les pays anglo-saxons : USA, Canada, Australie, Grande Bretagne et Allemagne. Aux USA, des "docteurs naturopathes" (Naturopathic doctors), sont formés en 4 ans dans des écoles, qui se veulent l'équivalent des facultés de médecine. La naturopathie est également pratiquée en Inde et en Israël, au Pérou, au Portugal, etc...

En France, comme pour la plupart des médecines douces, la profession de naturopathe n'est pas reconnue, mais les praticiens de santé vitaliste sont autorisés à faire des bilans de vitalité et à utiliser certaines techniques naturelles.

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2 - Un peu d'histoire

Les successeurs modernes de la médecine hippocratique sont-ils les naturopathes ? Les prospectus ou sites web des naturopathes annoncent tous cette filiation en faisant référence à Hippocrate et à la médecine hippocratique, qu'elle soit antique, chrétienne ou arabe. Certains font remonter la naturopathie aux médecines traditionnelles d'Afrique et d'Amérique, aux médecines savantes des Sumériens, Egyptiens, Indiens ou Chinois ! Plus modestement, les origines de la naturopathie semblent remonter au vitalisme du 18e siècle et au mouvement allemand de vie naturelle du 19e siècle.

Le vitalisme.

En réaction contre le mécanisme cartésien fondé sur le principe de l'inertie de la matière, des médecins de tradition hippocratique ont développé, au 18e siècle, le concept de principe vital. Le vitalisme se positionne entre une vision mécaniste de la nature et les théories métaphysiques. Des scientifiques comme Bichat (1771-1802, à l'origine de l'histologie ou étude des tissus humains) et Claude Bernard (1813-1878, créateur de la méthode expérimentale, qui a étudié les réactions chimiques dans la digestion), parlent alors de force vitale pour définir la nature intime des phénomènes de la vie (Claude Bernard), qui ne sont pas réductibles à des propriétés physico-chimiques. Ces scientifiques s'opposent à d'autres scientifiques comme Pasteur et ses successeurs.

Au 19e siècle, en Angleterre des philosophes ou scientifiques comme Haeckel et Huxley, en Allemagne des biologistes comme Hans Driesch, refusent de réduire les phénomènes biologiques aux seules lois de la physico-chimie et s'interrogent sur le principe de la vie. Par la suite, les progrès de la biologie, qui ont abouti à la génétique et à la découverte de l'ADN, ont fortement modifié les interrogations des scientifiques sur l'origine de la vie et sur la notion de force vitale.

L'hygiénisme

L'hygiénisme est une théorie sociale qui débute à la fin du 18e siècle, est mise en œuvre à partir des années 1820-1830 et connaît son plein développement à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. C'est un très vaste projet de contrôle sanitaire et social lié à la révolution pastorienne, qui débouche sur la lutte contre l'insalubrité et les déviances sociales (prostitution, alcoolisme, vagabondage, sexualité hors mariage, problèmes liés à une mauvaise éducation des enfants, criminalité). En 1829, le programme français des Annales d'hygiène publique et de médecine légale annonce clairement une volonté d'ordre moral, au-delà de la volonté d'améliorer la salubrité des conditions de vie et d'alimentation. En Allemagne, le mouvement hygiéniste débouche aussi sur une valorisation de la vie naturelle.

Les fruits de l'hygiénisme européen sont donc multiples : développement de la prophylaxie et création d'égouts dans les villes, eugénisme (le théoricien de l'hygiénisme et de l'eugénisme est le médecin français Charles-Augustin Vandermonde 1727-1762, qui a écrit en 1756 un essai sur la manière de perfectionner l'espèce humaine). Les théories eugénistes auront du succès, non seulement dans l'Allemagne nazie, mais aussi dans toute l'Europe, aux Etats-Unis et en Australie. Le mouvement de valorisation de la vie naturelle (végétariens, naturisme ou adeptes des méthodes naturelles de soins) est une conséquence positive de l'hygiénisme.

La naturopathie

La synthèse entre hygiénisme et vitalisme commence en Allemagne, avec Sébastien Kneipp (1821-1897).

Sébastien Kneipp, le créatueur de la méthode Kneipp

Ce prêtre catholique, tuberculeux condamné par la médecine, réussit à guérir de sa tuberculose grâce à des bains d'eau froide, selon les conseils d'un livre de médecine naturelle de Johann-Sigmund Jahn (Unterricht von Kraft und Wirkung des frischen Wassers : Cours sur la force et l'efficacité de l'eau froide).

Il élabore une méthode, appelée La méthode Kneipp qui repose sur l'hydrothérapie (soigner par l'eau), la phytothérapie (soigner par les plantes), l'activité physique (soigner par le mouvement), la diététique (soigner par une alimentation rationnelle), et un style de vie sain et équilibré.

Ensuite nous avons Bénédict Lust (1872-1945). Cet allemand a immigré aux USA en 1892. Atteint, lui aussi, de la tuberculose, il revient se faire soigner en Allemagne et suit les cures d'hydrothérapie du Père Kneipp. Guéri et intéressé par cette méthode, il repart aux USA, devient médecin et fonde en 1905 l'Ecole Américaine de Naturopathie (American School of Naturopathy), reprenant, avec son accord, le mot inventé en 1895 par le Dr John Scheel. Le Dr Scheel était lui-même influencé par les travaux de Kneipp et d'un hygièniste américain Russel Tacher Trall (1812-1877), ce dernier étant lié aux Adventistes du septième jour. La naturopathie se développe ensuite aux Etats-Unis, malgré l'opposition du monde médical (Lust, qui recommandait de se baigner nu, a été arrêté 19 fois).

Pierre Valentin Marchesseau a fait découvrir en France la naturopathie

La naturopathie est au départ appelée Nature's path (le chemin de la nature) ou nathropathie et deviendra naturopathie en 1940, avec le français Pierre-Valentin Marchesseau.

Naturopathie est un mot créé à partie du latin natura et du grec pathos et veut dire le mal étudié en fonction de la nature.

Le dictionnaire Larousse médical définit la naturopathie comme les pratiques visant à aider l’organisme à guérir de lui-même par des moyens naturels.

En France, le mouvement hygiéniste, naturiste et végétarien est à l'origine représenté principalement par le Dr Carton (1875-1948). Comme Lust et Kneipp, il a été tuberculeux dans sa jeunesse. Carton reprend la théorie des tempéraments hippocratiques, il a la conviction de l'importance d'une vie et d'une alimentation saines pour se maintenir en santé ou pour guérir. Il est également influencé par les hygiénistes américains. Le Dr Carton a des relations étroites avec Rudolf Steiner (créateur de la biodynamie). Le Dr Carton a écrit, entre autres : La cure de la tuberculose par le végétarisme (1911), Les 3 aliments meurtriers : la viande, le sucre, l'alcool (1912), La cuisine simple (1922). Ce dernier livre, qui sera plusieurs fois réédité, affirme que l'alimentation doit d'être naturelle, pour assurer la pureté des humeurs, et en conséquence la vigueur physique et la sainteté morale. Le biologiste Pierre-Valentin Marchesseau (1910-1994), qui avait découvert la naturopathie lors d'un séjour aux USA, la fait découvrir en France. Marchesseau forme à Paris, dans sa faculté libre de France, des hygiénistes et naturopathes.

La découverte de la pénicilline, des antibiotiques et des corticoïdes porte un coup d'arrêt aux méthodes naturelles. La naturopathie renaît aux USA en 1956, avec l'ouverture d'une école de médecine naturopathe à Portland (Oregon). Au début des années 1970, certains excès thérapeutiques et les effets secondaires des médicaments pousse nombre de médecins et de patients déçus par la médecine moderne vers ce qu'on appelle désormais les médecines douces. La naturopathie connaît une seconde jeunesse et se développe maintenant un peu partout dans le monde.

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3 - Les principes de la naturopathie

La naturopathie repose sur 5 principes de base :

1 - Avant tout ne pas nuire (Primum non nocere) : minimiser le risque d’effets secondaires et éviter de supprimer les symptômes.

2 - Le pouvoir de la nature guérit (Vis medicatrix naturae) : c'est le concept de vitalisme. L'énergie vitale permet l'auto-guérison. La naturopathie cherche à améliorer ce processus.

Chaque être vivant est animée par une force vitale. Cette énergie de vie est une force intelligente qui tend toujours vers la santé, envers et contre tous les aléas de l'existence, et nous confère une capacité d'autoguérison. Une des actions les plus remarquables que révèle cette force autoguérisseuse est la cicatrisation : les plaies se referment et les os se ressoudent naturellement. Document publicitaire naturopathe.

3 - Identifier et éliminer les causes (Tolle causam) : identifier les causes des désordres de santé et les traiter avec des méthodes naturelles. C'est le concept du causalisme : recherche des causes (origine) des troubles, alors que l'allopathie, d'après les naturopathes, se contente de soigner des symptômes. Supprimer tout simplement les symptômes (fièvres, douleurs, toux, boutons, etc.) sans en comprendre les causes, c'est agir à l'encontre de la Vie et préparer l'organisme aux véritables maladies lésionnelles ou dégénératives qui elles la détruisent à petit feu. Document publicitaire naturopathe.

4 - Détoxifier et purifier l’organisme (Deinde purgare) : éliminer les toxines. C'est le concept de l'humorisme : la vieille théorie hippocratique des humeurs est modernisée. Le sang, la lymphe et les liquides intra et extracellulaires sont victimes d'encrassement, à l’origine des désordres de santé. Les déchets (ou toxines) qui ne sont pas éliminés naturellement provoquent la maladie (théorie de la toxémie). Ces toxines proviennent de l'extérieur (mauvaise alimentation, pollution, excitants, médicaments chimiques, cosmétiques…) ou de l'intérieur (carences, sédentarité, stress, dysfonctionnements du foie, des poumons, des reins, des intestins, mauvaise attitude mentale ou émotive).

5 - La naturopathie enseigne (Docere) : techniques de prévention et d'éducation de la personne pour améliorer son hygiène de vie. Celle-ci pourra ainsi développer sa force vitale, se maintenir en santé et développer son pouvoir d'auto-guérison. C'est le concept de naturisme (pour les anglophones) ou hygiénisme (pour les français) : la volonté de vivre sainement et de se soigner par des techniques naturelles et la phytothérapie.

Le naturopathe est l'allié de votre force vitale autoguérisseuse : il la stimule, va dans son sens, réveille sa puissance, il vous aide à rétablir, en vous, les conditions nécessaires à la santé. Document publicitaire naturopathe.

La naturopathie rajoute le concept d'holisme (du grec "holos", tout entier) : C'est une médecine "holistique", qui entend traiter la personne dans sa globalité, c'est-à-dire son corps, son esprit, ses émotions, son aspect social ou spirituel, et même son énergie.

La maladie est souvent expliquée par la production de toxines, générées par une mauvaise alimentation (trop de sucre, de gras, de gluten, pas assez de vitamines et de sels minéraux). Les toxines, à l'origine des maladies, sont aussi générées par le monde moderne : les produits de beauté peuvent intoxiquer la peau; la pollution et le tabac peuvent intoxiquer les poumons; l'alcool, le café, le sucre, les graisses, les additifs ou les drogues peuvent intoxiquer le foie et les intestins, le sel, les médicaments ou l'excès de viande peuvent intoxiquer les reins; la pollution par les métaux lourds intoxiquent tout le corps.

La naturopathie veut "booster" le système immunitaire. Elle utilise, pour cela 10 techniques : alimentation, exercices physiques, psychologie, relaxation, hydrologie (hydrothérapie du côlon, pour nettoyer la muqueuse intestinale en profondeur), techniques manuelles, techniques respiratoires, phyto-aromathérapie, magnétisme et réflexologie.

Elle utilise également la thérapie des 3 cures :

Philippe Dargère, un des disciples français de Pierre-Valentin Marchesseau, affirme, rejoignant la vision des hygiénistes du 19e siècle :

La santé résulte donc, non d'une médication locale et superficielle, si brillante soit-elle, mais d'une réforme de vie, profonde et générale… C'est avant tout, une hygiène véritable, conforme à la physiologie humaine (humanisme biologique). Mais le concept va plus loin. La Naturopathie jette les bases d'une société nouvelle. Lorsque le milieu est trop hostile et que rien n'est fait pour l'atténuer (ex. : les pollutions), l'homme « dégénère » et le social en porte les marques. Insécurité, pauvreté et haine sont les formes de la misère sociale, qui va de pair avec la misère physiologique.

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4 - La cuisine naturopathe

L'homme moderne mange trop. Il est recommandé de manger moins, de manger des aliments de qualité et vitalisants : aliments crus, aliments complets ou demi-complets (céréales complètes, huiles pressées à froid, sel gris de Guérande, sucre complet). Sont conseillés : graines germées (réputées excellentes pour la revitalisation), jus de légumes et de fruits.

Sans être un régime végétarien, il est conseillé de diminuer la quantité de protéines animales qui apportent des toxines et de mauvaises graisses à l'organisme. Il est préférable de manger du poisson, de la volaille et des oeufs.

Pour diminuer la production de toxines, il est fondamental de pratiquer les bonnes associations alimentaires. En effet, une digestion imparfaite ou ralentie provoque des fermentations et putréfactions intestinales, sources notamment de troubles digestifs et d’intoxication (absorption par le sang des toxines nées dans l’intestin) et qui peuvent être à l’origine de toutes sortes de maladies. Les aliments sont classés par familles : amidons, farineux, protéines, légumes et fruits. Ces familles sont également subdivisées en produits forts et faibles. Chaque famille d'aliments se digère différemment (temps de digestion, lieu de digestion et degré d'acidité très différents). De plus les enzymes permettent de dégrader les aliments en nutriments spécifiques à chaque type d'aliment.

Par exemple, les protéines fortes comme viandes, poissons, fromages ou oeufs doivent être consommées en association avec des amidons faibles comme pomme de terre, patate douce, potiron, châtaigne. Il est déconseillé de les associer avec des amidons forts comme riz, pâtes ou céréales. L'association céréales (farineux forts) et légumineuses (protéines faibles) est bonne. Dans le même esprit, légumes et moules vont bien ensemble.

Les régimes dissociés (par exemple, le régime Shelton) ont, au départ, la même vision du système digestif que les naturopathes. Mais les naturopathes contestent l'application trop systématique du système de combinaison alimentaire, aboutissant aux régimes dissociés qui peuvent être dangereux.

Le gluten fait aussi partie des produits dont la naturopathie se méfie : il existe des recettes pour fabriquer du pain et des gâteaux sans gluten (la farine de blé est remplacée par farine de riz, amidon de pomme de terre, tapioca...).

Il est recommander de manger des aliments alcalinisants, pour neutraliser l'acidité corporelle : fromage de chèvre ou de brebis, soja, pomme de terre, châtaigne, amandes, olives noires, carottes, navets, radis, céleri, haricots verts, courgettes, aubergines, brocolis, endives, courges, bananes, figues, raisins, poire et pomme douce, etc...

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