Menu
Régime Atkins : Carnaval, logo régimes alimentaires

Régime préhistorique




Caractéristiques

Selon le régime préhistorique, il faut supprimer les céréales et laitages, cause de problèmes alimentaires, car l'homme n'est pas génétiquement disposé à digérer correctement ces aliments. Il convient également de supprimer le sucre et le sel.

On mange des fruits et légumes, des viandes maigres, des poissons et crustacées, des épices et des herbes aromatiques.



Introduction

D’après l’étude de leurs squelettes, il semble que nos ancêtres les hommes de la Préhistoire étaient en bonne santé : les squelettes qui sont arrivés jusqu'à nous ne présentent pas de trace de caries ou d'ostéoporose et les signes de carences ou de maladies infectieuses semblent rares. Ces humains d'avant l'arrivée de l'agriculture se nourrissaient essentiellement de produits de la chasse (gibier, insectes, 30%), et de la cueillette (baies, fruits, feuilles, graines, racines, tubercules et champignons, 70%).

Avant la maîtrise du feu par Homo erectus (- 400 000 ans), les aliments étaient mangés crus ou pourris. Après cette période, de nombreux aliments étaient cuits. La pêche (poissons, mollusques) s'est développée à partir de l'homme de Cro-Magnon (- 30 000 ans).

Pour en savoir plus sur l'alimentation préhistorique :

Puis la révolution du Néolithique arriva entre – 10 000 et - 8 000 ans : elle s'est traduite par la sédentarisation des populations, le développement de l'agriculture et de l'élevage. Cela entraîna une modification profonde de l'alimentation : céréales, légumineuses et laitages devinrent la base de l'alimentation dans de nombreuses régions du monde tempéré. Il semble que les squelettes à partir du Néolithique laissent apparaître les premiers traces de caries.

Forts de cette observation, certains médecins et chercheurs en ont conclu que cette nourriture riche en céréales et en laitages n'est pas adaptée à notre corps. Notre patrimoine génétique serait pratiquement le même que celui de nos ancêtres du Paléolithique (avant – 10 000) et nous ne serions pas programmés génétiquement à ingurgiter une nourriture riche en graisses et en glucides. La nourriture moderne de l'ère industrielle, trop sucrée, trop salée et carencée en vitamines, minéraux et fibres accentuerait le déséquilibre et serait la cause de nombreuses maladies (maladies cardio-vasculaires, cancers, diabète, obésité…), dont ne souffraient pas, paraît-il, les hommes de la Préhistoire.

Comment le lait a changé la civilisation : Article de Benjamin Phelan, écrivain américain, qui explique que la tolérance au lactose provient d'une mutation génétique qui s'est répandue en Eurasie vers 10 000 avant J.C. Il estime également que le développement de l'agriculture et de l'urbanisation ont provoqué le développement des maladies.

- haut -



- haut -


Le régime préhistorique

Homo erectus

Homo erectus était un chasseur-cueilleur

Si nos ancêtres de la Préhistoire mangeaient 30 % de protéines animales et 70 % de végétaux, les viandes chassées (ou les insectes) provenaient d'animaux moins riches en graisses animales que les viandes d'élevage et les fruits et légumes apportaient de grandes quantités de fibres et de vitamines (3 à 10 fois supérieures aux normes actuelles selon certains).

Comme il semble difficile de revenir à une alimentation issue de la chasse et de la cueillette, une modernisation semble nécessaire. C'est pourquoi le régime préhistorique recommande :

Il s'agit d'un régime faible en glucides (low carb), riche en fibres et en protéines, qui veut faciliter l'équilibre acido-basique, avec un apport élevé en acides gras oméga-3. Il favorise une perte de poids rapide, mais un effet yoyo important.

Pour manger davantage de plantes comestibles sauvages : le site de François Couplan.

Les principaux auteurs du régime préhistorique

Loren Cordian estime que si notre alimentation contient trop d'acides, on perd du calcium, si on mange des aliments alcalins, on garde le calcium. Les céréales, les produits laitiers, la viande, le poisson, les œufs produisent des charges acides dans l’organisme. Sur cette liste, les plus offensifs sont les fromages durs qui sont également de riches sources de calcium. Il devient possible de supprimer les laitages en consommant en quantité les fruits et légumes, très alcalins, qui vont éviter la perte osseuse et l'ostéoporose.

Pour Loren Cordian, la Paleo diet accepte les graisses polyinsaturées de l'huile d'olive, des noix et des avocats, mais rejette les graisses saturées des viandes et produits laitiers qui favorisent le cholestérol. Les glucides sont issus des fruits et légumes. Il recommande également les viandes maigres, les poissons et fruits de mer et rejette les aliments trop salés. Pour que ce régime soit accepté facilement sans frustrations alimentaires, il recommande des repas libres de temps en temps, où l'on peut consommer ses aliments favoris, en recommandant de suivre le régime préhistorique dans la durée.

* Interview de Loren Cordian.
* Site de la Paleo diet (en anglais).

Les enzymes humaines étaient bien adaptées à l'alimentation ancestrale naturelle, constituée de produits bruts. Nos ancêtres l'ont d'ailleurs pratiquée pendant des millions d'années. Mais aujourd'hui, une proportion croissante des substances consommées dans notre alimentation moderne est incassable par nos enzymes et ces dernières n'ont aucune chance de s'adapter à des molécules contre nature. Nos enzymes sont adaptées à notre alimentation préhistorique, naturelle, crue, physiologique et pratiquée depuis des millions d'années. Mais elles sont inadaptées, du moins en partie, à notre alimentation moderne instaurée seulement depuis la civilisation, soit 5000 ans en France, et largement modifiée par l'homme qui a introduit de nombreuses substances artificielles, hors de portée de nos enzymes.

Il propose de supprimer tous les laitages, les céréales mutées (blé, maïs, seigle, orge, avoine) et consommer des céréales non mutées (riz, sarrasin, sésame), des aliments crus ou cuits à moins de 110°C, des huiles vierges crues, une supplémentation en vitamines et minéraux.

Le Dr Seignalet recommande également de préférer les produits frais et biologiques, de manger du sucre complet et du sel non traité. Les alcools, en dehors de la bière (réalisée à partir d'une céréale) sont autorisés avec modération, comme thé, café, chocolat, tisanes.

La nutrition Seignalet s'annonce différente d'un simple régime ouvert à tous, car elle concerne avant tout des malades atteints de pathologies. Elle a été testés auprès de 2500 patients et concerne 91 maladies : Pour les maladies où j'ai pu rassembler plus de 15 sujets, la fréquence des succès thérapeutiques paraît indubitable. C'est le cas pour la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, le syndrome de Gougerot-Sjogren, l'hypercholestérolémie, la colopathie fonctionnelle, les infections ORL à répétition chez l'enfant et l'acné.

Seignalet publie en 1996 L'alimentation ou la troisième médecine. Ce livre a été réédité 5 fois. Un site Internet est consacré à sa méthode.

Le Dr Seignalet était un scientifique reconnu pour ses travaux en histocompatibilité, mais la communauté scientifique et le Conseil de l'Ordre des Médecins ont rejeté sa méthode de nutrition, contestant ses effets thérapeutiques en raison de l'absence d'études réalisées avec des critères scientifiques.

- haut -


Le régime préhistorique appelle quelques remarques

1 - d'ordre philosophique

2 – d'ordre biologique

3 – d'ordre économique

4 – d'ordre gustatif

Supprimer sel, sucre, céréales, laitages, légumineuses, viandes rouges et légumes riches en amidon au profit de fruits et légumes peu cuits, de viandes blanches et de poissons, est une contestation radicale d'au moins 5 000 ans de culture culinaire à base de céréales (pain, bouillies, pâtes, tartes, gâteaux…) et de mammifères d'élevage (agneau, porc, bœuf), de la Chine à l'Europe.

Les tenants du régime préhistorique ont bien compris la difficulté de suivre un régime si contraignant dans le monde moderne. C'est pourquoi ils acceptent de nombreuses dérogations pour les personnes qui ne souffrent pas de pathologies graves. Les personnes motivées en priorité par la perte de poids se contenteront souvent de diminuer les aliments gras, sucrés et les céréales dans leur alimentation, en augmentant l'exercice physique. Un site recommande même d'augmenter les rations de protéines en mangeant des barres protéinées ! Mais est-ce encore le régime préhistorique ?


- haut -