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Fruits.
Diététique hippocratique
Ananas
L'ananas, venant d'Amérique, n'est pas courant en Europe avant le 20e siècle. Il n'a donc pas été étudié par les médecins hippocratiques
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Citron
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Pour Platéarius, le cédrat a une écorce chaude et sèche, l'intérieur froid et sec et la partie intermédiaire chaude et humide. Manger l'écorce améliore la digestion perturbée par le froid. Cette écorce excite l'appétit et lutte contre les maladies de cœur. La pulpe du cédrat redonne l'appétit quand on la mange avec viandes ou poissons.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que le citron apaise la fièvre.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que l'écorce du cédrat est chaude au 1e degré et sèche au 2e degré. Elle conforte l'estomac, donne de l'appétit et une bonne haleine. Elle serait un anti venin quand on la prend avec du vin pur. Le blanc de l'écorce du cédrat est froid et humide au 1e degré et refroidit le cerveau. Il est préférable de manger le blanc de l'écorce cuit au miel ou au sucre, en été. La pulpe est froide et humide au 2e degré. La pulpe du cédrat est surtout intéressante pour calmer la chaleur de l'estomac et enlever l'amertume de la bouche. Elle désaltère et enlève les tâches de rousseur.
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Selon le Tacuinum sanitatis, le cédrat est froid au 2e degré et sec au 3e degré. Il est bon pour l'écoulement de la bile mais ralentit la digestion. Dans ce cas, on le mange avec un gâteau de miel. Le cédrat convient aux complexions chaudes, aux jeunes, l'été et dans les régions méridionales.
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Au 15e siècle, Platine affirme que l'écorce de cédrat est chaude et sèche, le blanc est froid et humide et le jus est froid et aigre. L'écorce frottée sur les dents conforte les gencives, donne bon appétit et bonne haleine. Le blanc doit être mangé de préférence en début de repas, en été et cuit avec du sucre et du miel. Le jus calme la chaleur et les maux d'estomac. Le citron est bon, en toutes saisons, avec des viandes rôties. L'été, il diminue la colère, désaltère et donne appétit.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier dit que le jus de citron est froid au 3e degré et sec. L'écorce est sèche au 2e degré. Elle est odorante mais se digère mal.
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Olive
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Au 1e siècle, Celse classe les olives parmi les aliments de bon suc et convenables à l'estomac.
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Pour Platéarius, l'olive verte est froide et sèche. L'olive conservée en saumure est plus chaude, difficile à digérer, mais plus vite expulsée. L'olive conservée au vinaigre éteint la chaleur des colériques, conforte l'appétit, surtout quand elle est mangée au milieu du repas. Elle facilite la digestion et rend le ventre ferme. L'olive noire est chaude et entre l'humide et le sec. Elle est très nourrissante mais sa digestion est tardive. Elle est moins bonne pour la digestion que l'olive verte.
L'olive noire engendre du sang de mauvaise qualité et se transforme en humeur colérique, ce qui est aggravé si l'olive noire est confite dans le sel.
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Selon le Tacuinum sanitatis, l'olive noire mûre est tempérée, avec une légère sécheresse. Elle stimule l'appétit mais donne des migraines et empêche de dormir. C'est pourquoi il faut manger les olives noires avant ou avec d'autres aliments. Elle convient aux complexions froides, aux sujets âgés, l'hiver et dans les régions froides.
L'olive verte est froide et sèche. Elle augmente l'appétit mais elle est difficile à digérer, c'est pourquoi il faut la prendre avec d'autres aliments. Elle produit des humeurs mélancoliques au bas de l'estomac. L'olive verte convient aux jeunes, aux complexions chaudes, en hiver et dans les régions froides où la digestion est plus vigoureuse, mais elle convient aussi aux régions chaudes.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que l'olive verte est froide et sèche. Préparée au sel, elle n'est pas saine à manger. L'olive noire est chaude et sèche. Elle est très nourrissante mais elle coupe l'appétit.
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Au 15e siècle, Platine dit que les olives vertes sont froides et sèches. Quand on les fait confire dans du vinaigre, avec des herbes aromatiques, elles peuvent donner de l'appétit pour manger du poisson ou de la viande rôtie. Mais les olives vertes nourrissent peu et peuvent engendrer des vents. Mangées en début de repas, elles agissent contre le mal de tête. Les olives mûres sont chaudes et en partie sèches et en partie humides.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier dit que l'olive conservée en saumure, mangée sans pain en début de repas, relâche le ventre, fortifie l'estomac et stimule l'appétit.
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Orange
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Selon le Tacuinum sanitatis, l'orange amère est froide et humide. Il faut la manger bien mûre. L'orange amère est bonne pour un estomac bilieux mais mauvaise pour un estomac flegmatique. Elle produit des humeurs froides. L'orange amère ou bigarade convient particulièrement aux complexions chaudes et sèches, aux jeunes, l'été, dans les régions chaudes.
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Au 15e siècle, Platine affirme que ce qu'il dit du citron vaut pour les oranges amères. Pour les adoucir, il faut enlever la peau et faire macérer la pulpe dans de l'eau bien sucrée. Une fois cuite, on peut la manger en début de repas.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier dit que l'orange douce ne fait pas de bonnes sauces (contrairement à l'orange amère) mais qu'elle est excellente pour la toux, la poitrine, les poumons et l'irritation de la gorge.
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Poire
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Pour Hippocrate, les poires mûres échauffent, humectent et sont laxatives. Les poires dures sont resserrantes (elles constipent). Les poires sauvages d'hiver mûres sont laxatives et purgent le ventre; vertes elles sont resserrantes.
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Au 1e siècle, Celse classe les poires parmi les aliments convenables à l'estomac.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que la poire est nocive pour le colon.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que le fruit du poirier est dense, lourd et âpre. Elle déconseille de manger les poires crues et conseille de les manger cuites à l’eau. Hildegarde de Bingen propose une recette d’électuaire de poire (une sorte de confiture) qui enlève la migraine, diminue la toue et purge : poires cuites à l’eau, écrasées et mélangées à des épices réduites en poudre : racines de fénugrec, galanga (un cousin du gingembre), réglisse, le tout mis à chauffer dans du miel.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que les poires sont froides au 1e degré et sèches au 2e degré. La poire constipe quand on la mange en début de repas. Elle est laxative quand on la mange en fin de repas. La poire est mauvaise quand on la mange à jeun et ne vaut rien quand on veut rester en santé, sauf à la manger après le repas.
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Pour Platéarius, la poire est froide et sèche. Les poires sauvages sont plus froides que les poires cultivées et les poires mûres plus astringentes que les vertes. La poire, cuite ou crue, mangée en fin de repas aide le ventre à évacuer les "superfluités". La poire mangée en début de repas constipe.
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L'école de Salerne dit (texte traduit en français au 19e siècle) :
Au dessert, souviens-toi, quand tu manges la poire,
De boire, en commençant, en finissant, de boire.
La poire est, sans le vin, un dangereux poison
Que la santé redoute avec juste raison.
Mais la poire crue est un fruit indigeste,
Cuite, elle sait guérir un désordre funeste,
Soulage un estomac qu'elle appesantissait,
Et répare le mal qu'elle-même avait fait.
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Selon le Tacuinum sanitatis, la poire est froide au 1e degré et humide au 2e degré. Il faut manger, de préférence, les poires mûres et parfumées. La poire convient aux estomacs paresseux, mais elle gêne l'activité de la bile. Dans ce cas, il faut manger de l'ail après le repas. Elle procure du sang froid en abondance. La poire convient aux complexions froides, à la jeunesse, l'été, dans les régions méridionales.
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Au 15e siècle, Platine affirme qu'il ne faut pas manger les poires en début de repas car elles constipent et ne sont pas saines. La pomme provoque des vents et des coliques. La poire est meilleure cuite avec de l'anis et du sucre que mangée crue.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier dit que les poires sont un remède contre les intoxications par les champignons. Cuites dans du miel, les poires confortent l'estomac.
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Pomme
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Pour Hippocrate, les pommes sauvages sont resserrantes (elles constipent), cuites, elles sont laxatives. Les pommes douces sont indigestes; aigres et mûres, elles le sont moins. Le jus de pomme arrête les vomissements, il est diurétique. Pommes et jus rendent des services contre l'asthme.
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Au 1e siècle, Celse classe les pommes parmi les aliments convenables à l'estomac.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que la pomme est recommandée pour l'estomac. C'est un contrepoison, mais elle est nocive pour les nerfs.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que le fruit du pommier est léger et peut se digérer facilement. Les personnes en bonne santé peuvent manger les pommes crues mais les malades doivent les manger cuites. Mais en hiver où les pommes ont vieilli et ont la peau racornie, les malades peuvent les manger crues.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que les pommes mûres sont froides et humides. Les pommes vertes et aigres confortent l'estomac mais engendrent des humeurs flegmatiques. Les pommes mûres refroidissent l'estomac et engendrent du sang mauvais et froid. Elles sont néfastes pour les nerfs, spécialement en hiver. Manger des pommes quand on boit trop de vin évite l'ivresse.
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Selon le Tacuinum sanitatis, la pomme sucrée est humide au 2e degré. Elle fortifie le cœur mais elle est nocive pour les nerfs. Dans ce cas, la manger avec du sucre de rose. La pomme sucrée convient aux colériques, à tout âge, en toute saison, en toute région. La pomme acide est froide et sèche au 2e degré. Elle est bonne pour les cardiaques mais néfaste pour les articulations et les nerfs. Dans ce cas, boire du vin citronné. La pomme donne du sang flegmatique. Elle convient aux flegmatiques et aux colériques, à la jeunesse, en été, dans les régions méridionales.
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Au 15e siècle, Platine affirme que les pommes sont froides et humides. Les pommes douces et mûres qu'on mange en début de repas sont bonnes pour l'estomac et le ventre.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier dit que toute personne soucieuse de préserver sa santé doit s'abstenir totalement de manger des pommes, même de bonne qualité, si elles ne sont pas parfaitement mûres. Car elles se digèrent mal et peuvent engendrer des maladies graves. Il recommande de manger les pommes au dessert.
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Prune
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que la prune fait glisser la bile jaune qu'il y a dans l'estomac et les intestins, par sa froideur et sa viscosité.
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Pour Platéarius, la prune est froide et humide. Les noires et dures sont les meilleures et les prunes de Damas sont encore meilleures. Les personnes constipées doivent manger des prunes vertes ou cuire dans l'eau des prunes sèches, les manger et boire cette eau.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que le fruit du prunier est mauvais et dangereux à manger, aussi bien pour le malade que pour le bien-portant, car il excite la mélancolie chez l’homme et augmente en lui les humeurs mauvaises. Elle recommande de manger les prunes avec modération.
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Au 13e siècle, Grégoire Abû l-Faraj ibn al-'Ibrî al-Malatî dit que la prune est froide et humide et chasse la bile jaune.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que la prune est froide au début du 2e degré et humide à la fin du 3e degré. Les grosses prunes blanches font mal à l'estomac et nourrissent peu. Les prunes noires et bien mûres sont plus humides que les autres. On doit les manger à jeun pour diminuer la bile. Certains, dont Galien, disent que les prunes sont laxatives. Les petites prunes sauvages sont mauvaises pour la santé.
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Selon le Tacuinum sanitatis, la prune est froide au 1e degré et humide au 2e degré. Il faut préférer les prunes de Damas sucrées. La prune purge la bile mains freine l'activité de l'estomac. Dans ce cas, il faut la manger avec du sucre de rose. La prune convient davantage aux colériques, aux jeunes, l'été, dans les régions chaudes.
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Au 15e siècle, Platine affirme que la prune est froide et humide et qu'elle est laxative quand elle est bien mûre. Elle adoucit la colère et refroidit celui qui a soif. Les pruneaux au vin blanc ou les pruneaux cuits à l'eau sont plus laxatifs. Sucrés et mangés en début de repas, ils donnent de l'appétit aux malades. La prune sèche est préférable à la prune fraîche. Elle est plus nourrissante.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier dit que la prune est refroidissante et humidifiante. Si elle est cuite dans l'hydromel, elle est très laxative.
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Raisin
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Pour Hippocrate, le raisin est chaud, humide et laxatif, surtout le raisin blanc. Le raisin doux échauffe fortement car il est déjà très chaud. Le raisin vert échauffe moins et purge en boisson. Le raisin sec est très échauffant mais laxatif.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que le raisin relâche l'estomac dans lequel il provoque des gonflements. Quant au raisin sec, s'il est mangé avec ses pépins, il est bon pour la douleur des intestins. S'il est mangé sans pépins, il ramollit la gorge, la poitrine et les poumons.
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Au 13e siècle, Grégoire Abû l-Faraj ibn al-'Ibrî al-Malatî dit que les raisins secs sont chauds et humides. Ils relâchent les entrailles et leurs pépins constipent.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que les raisins verts sont froids au 3e degré et secs au 2e degré, alors que les raisins mûrs sont chauds et humide de manière tempérée. Ils donnent, comme les figues, un meilleur sang et ils nourrissent davantage que tous les autres fruits. Les raisins noirs à grosse peau nourrissent davantage que les raisins blancs à peau fine. Les raisins secs sont plus chauds que les raisins mûrs et meilleurs pour la santé.
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Selon le Tacuinum sanitatis, le raisin est chaud au 1e degré et humide au 2e degré. Il faut préférer les raisins blancs à peau fine. Le raisin nettoie le ventre et accélère la formation des graisses. Il donne un sang de bonne qualité, mais il donne soif. Le raisin convient aux natures froides, aux personnes âgées, en automne, dans les régions septentrionales.
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Au 15e siècle, Platine affirme que le raisin bien mûr et cueilli depuis 3 ou 4 jours rafraîchit le corps, engendre du bon sang et conforte le foie. Il est préférable de le manger en début de repas. Le raisin frais trouble l'estomac, nuit à la tête et fait enfler le ventre.
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