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Légumes.
Diététique hippocratique
Ail
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Pour Hippocrate, l'ail est chaud, laxatif, diurétique, bon au corps, mauvais pour les yeux.
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Selon Anthime, au 6e siècle, l'ail réchauffe, il est laxatif et diurétique et convient aux flegmatiques.
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Selon le Tacuinum Sanitatis, l'ail est chaud au 4e degré, sec au 3e. Il est salutaire contre les poisons froids et la morsure des scorpions et des vipères; il tue les vers. Convient aux sujets froids, aux personnes âgées ou affaiblies, l'hiver.
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Selon Platéarius, l'ail est chaud et sec au 4e degré. L'ail est utilisé en cataplasme contre les morsures des bêtes venimeuses. Le jus d'ail chasse le venin. En vermifuge, Platéarius conseille un mélange d'ail, de poivre, de persil, de jus de menthe et de sauge dans lequel on doit tremper du pain et le manger. Cette sauce à l'ail délayée dans du vin et des herbes diurétiques est utilisée pour ouvrir les vaisseaux du foie et les conduits de l'urine.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que l’ail est chaud. Il est meilleur à manger que le poireau et doit être mangé cru. Il serait bon pour les yeux.
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Aubergine
L’aubergine est inconnue dans l’antiquité grecque et romaine. L’aubergine est un met de choix dans la cuisine médiévale arabe mais les médecins s’en méfient.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué dit que l’aubergine couvre la bouche de pustules.
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Selon le Tacuinum Sanitatis, l’aubergine est chaude au 4e degré et humide au 3e degré. Elle est bonne contre les hémorragies provoquées par des vomissements mais augment les vapeurs mélancoliques dans le cerveau. Elle convient aux tempéraments froids, aux personnes âgées, l’automne et dans les régions du Nord.
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Selon Platéarius, l’aubergine est bonne à manger mais les médecins la trouvent mauvaise. Elle est chaude et sèche au 2e degré, amère et piquante et peut se transformer en humeur mélancolique ou colérique. Elle peut provoquer des maladies de peau. Pour éviter ces ennuis, Platéarius conseille de fendre les aubergines, de les saler et de les laisser tremper dans l’eau chaude, en renouvelant l’opération plusieurs fois. Les aubergines sont ensuite cuites à l’eau et pressées. On les cuisine ensuite avec de la viande de porc, de bœuf ou de mouton.
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Carotte
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Hippocrate ne parle pas de la carotte, qui est encore une plante sauvage.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que la carotte engendre un sperme fin et peu abondant.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que la carotte est froide et qu’elle n’est ni très utile ni dangereuse pour la santé, mais qu’elle emplit le ventre de l’homme.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier estime que la carotte est chaude et peu digeste. Mais c'est un bon diurétique. Il dit que certains auteurs assurent que la carotte stimule l'activité sexuelle et stimule la génération.
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Chou
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Dans l'antiquité, Hippocrate estime que le jus de chou est plus laxatif que diurétique.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que le chou diminue le sucre.
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Selon le Tacuinum sanitatis et les médecins arabes, le chou est chaud au 1e degré, sec au 2e. Il relâche la constipation. Il convient aux complexions chaudes, aux jeunes, en hiver.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que le chou, le chou frisé et le chou rouge sont de nature humide, alors que le chou pommé est plutôt froid et sec. Elle déconseille la consommation de chou aux malades et aux obèses. Le chou cuit avec de la viande serait nocif et augmenterait les humeurs mauvaises.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne n'est pas d'accord et estime que le chou est froid et sec. Il engendre la mélancolie et provoque la mauvaise haleine. Pour améliorer le chou, il recommande de jeter la première eau de cuisson et de le cuisiner avec de la viande grasse. Pour Aldebrandin, le chou aide à uriner, ses graines cuites et bues à jeun permettent de boire sans s'enivrer.
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Au 13e siècle, Grégoire Abû l-Faraj ibn al-'Ibrî al-Malatî dit que le chou, chaud et sec, amollit et empêche l'ivresse.
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Au 15e siècle, Platine affirme que le chou est chaud et sec. Il engendre la mélancolie, est peu nourrissant et favorise le sommeil. Le chou doit être cuit avec de la viande grasse. Il est préférable de le manger en hiver plutôt qu'en été pour améliorer sa voix.
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Au 16e siècle, Jean Bruyérin-Champier, d'accord avec Hippocrate, affirme que le jus de chou est purgatif. Il recommande de faire cuire le chou longuement, de préférence avec de la viande grasse. Le chou mangé en fin de repas dissiperait l'ivresse.
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Dans la pharmacopée traditionnelle, les feuilles de chou sont utilisées en cataplasme contre les ulcères et les rhumatismes.
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Courge
La diététique hippocratique ne connaît que la courge calebasse (cucurbita lagenaria).
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Hippocrate estime que la courge échauffe et humidifie. Elle est laxative mais non diurétique.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que la courge est sèche et froide. Elle est bonne à manger pour malades et bien-portants.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que les courges sont froides et humides au 2e degré. Elles engendrent des humeurs flegmatiques froides. C’est pourquoi elles doivent être mangées principalement par les sanguins et les colériques.
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Selon le Tacuinum Sanitatis, la courge est froide et humide au 2e degré. Elle est laxative et modère la soif. La courge convient aux colériques, aux jeunes, l’été, en toute région, surtout méridionale.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier dit que la gourde est recherchée par les gourmets. Elle se mange avec de la moutarde ou avec verjus, safran et poivre, mais il faut éviter de la manger avec du poisson salé. C’est un fruit frais et humide. Bruyérin-Champier connaît également la courge américaine, qu’il appelle turque ou napolitaine, mais il indique seulement leur préparation : coupée en filaments que l’on sèche avant de servir !
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Courgette
La courgette, venant d’Amérique et arrivant en Europe au début du 20e siècle, est inconnue de la diététique hippocratique.
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Epinard
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Selon le Tacuinum Sanitatis, l'épinard est froid et humide au 1e degré. Il est bénéfique contre la toux et pour la poitrine. Convient aux tempéraments chauds, aux jeunes, toute l'année.
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Selon Platéarius et l'école de Salerne, l'épinard est également froid et humide au 1e degré. Il purge le flegme, refroidit l'estomac, lâche le ventre et bonifie le sang. Il est bénéfique contre la sécheresse de la poitrine et du poumon.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que les épinards sont froids et humides au 1e degré. Ils adoucissent la bile amère et amollissent le ventre.
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Au 16e siècle, Jean Bruyérin-Champier estime que l'épinard est faiblement nutritif, mais qu'il relâche le ventre. Pour lui, les épinards seraient utiles dans les maladies de la trachée artère, l'enrouement et les affections de la poitrine. Il recommande alors de cuire les épinards avec de l'huile d'amande douce ou du beurre. L'épinard produirait des gonflements d'estomac.
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Fève
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Hippocrate dit que les fèves sont nourrissantes, resserrantes et donnent des flatulences.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que c’est la meilleure graine pour manger avec de l’eau d’orge, si elle est bien cuite.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que la fève est chaude et bonne à manger pour le malade et le bien-portant. Les malades des intestins peuvent se soigner en avalant régulièrement du bouillon de fève cuite avec de la graisse ou de l’huile. La farine de fève est utile en emplâtres contre les douleurs et les démangeaisons.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que les fèves sèches sont froides et sèches et les fèves vertes froides et humides, au 1e degré. Les fèves sèches, cuites à l’eau, sont meilleures que les fèves fraîches car elles sont plus nourrissantes, même si elles provoquent des flatulences. Pour diminuer ces flatulences, on peut les cuisiner avec menthe, persil, sauge, poivre, cannelle et safran.
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Au 13e siècle, Grégoire Abû l-Faraj ibn al-'Ibrî al-Malatî dit que la fève est sèche. Elle nettoie la poitrine et les poumons.
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Selon le Tacuinum Sanitatis, la fève est froide au 1e degré et sèche au 2e degré. Elle est bonne contre l’insomnie et la migraine chaude, mais émousse la sensibilité si on ne la mange pas avec sel et origan. Elle convient aux tempéraments chauds, aux jeunes, l’été et dans les régions chaudes.
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Selon Platéarius, la fève est froide et sèche au 1e degré si elle est sèche, elle est froide et humide au 1e degré quand elle est verte. Les fèves provoquent des flatulences, c’est pourquoi il ne faut pas en manger trop, et les cuisiner avec menthe, calament (une plante à odeur de menthe qui aide à la digestion) et cumin. La fève aide à faire cracher les humeurs de la poitrine et du poumon. On peut cuire les fèves à l’eau, avec poivre long, gingembre ou huile d’amande, ce qui aide au fait de luxure.
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Au 15e siècle, Platine dit que les fèves provoquent des vents, sont difficiles à digérer, mais il faut bien les faire cuire, ce qui diminue ces inconvénients. Elles sont bonnes contre la toux, nourrissantes et excitent à la luxure. Les flegmatiques doivent éviter de manger des fèves fraîches, bien qu’elles soient meilleures à manger que les fèves sèches.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier dit que la fève provoque des vents. Pour diminuer cet inconvénient, il faut cuire les fèves avec des oignons. Les fèves fraîches sont moins nourrissantes que les fèves sèches qui font grossir. Pour Bruyérin-Champier, les fèves fraîches sont servies aux tables des gourmets alors que les fèves sèches conviennent davantage au peuple, car elles peuvent nuire gravement aux facultés intellectuelles des lettrés.
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Haricot
La diététique hippocratique ne connaît que le haricot dolique en grain.
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Pour Oribase au 4e siècle, les haricots sont nourrissants. Ils relâchent le ventre mais causent moins de flatulences que les pois secs.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que le haricot rend les règles abondantes.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que les haricots (fasoles) sont chauds et humides au second degré. Ils provoquent de mauvaises humeurs et nourrissent mal mais ils font bons pour les malades qui ne peuvent uriner et les femmes qui n’ont pas de règles.
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Selon le Tacuinum Sanitatis, les haricots sont chauds et humides au 1e degré. Ils provoquent les urines et engraissent, mais ils peuvent causer des nausées, des maux de tête et de mauvais rêves. Ils conviennent aux tempéraments froids et secs, aux personnes âgées, l’hiver, dans les régions froides.
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Selon Platéarius, les haricots (fasoles) sont chauds et humides au 2e degré. Secs, ils provoquent de mauvaises humeurs et des vents. Ils provoquent des cauchemars. Les haricots roux provoquent les règles. Il faut manger les haricots blancs quand les grains sont frais, avec du sénevé, de l’origan, du calament, du cumin et du poivre et boire du vin fort.
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Au 15e siècle, Platine dit que les haricots sont chauds et humides. Ils font grossir et uriner. Ils sont bons pour les poumons mais remplissent la tête de mauvaises humeurs et causent de mauvais rêves. Il conseille de les cuire avec de l’origan et du poivre. Et de boire du vin pur.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier recommande de cuire les haricots doliques avec leur gousse, comme des asperges, pour leur effet diurétique.
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Lentille
La lentille est mal aimée des médecins hippocratiques. C'est pourquoi on ne trouve pratiquement pas de recettes médiévales de lentilles.
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Pour Hippocrate, les lentilles échauffent et provoquent des troubles.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que la lentille est bonne pour la faiblesse de la vue provenant de l’humidité.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que la lentille est froide. Elle n’est pas nourrissante, mais rassasie le ventre et le remplit de vide. Elle provoque des tempêtes dans les humeurs qui sont dans le bas de l’homme.
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Au 13e siècle, Grégoire Abû l-Faraj ibn al-'Ibrî al-Malatî dit que la lentille est sèche et engendre la bile noire.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que les lentilles sont froides au 2e degré et sèches au 3e degré. Elles sont mauvaises pour le cerveau, la vue et l’ouïe. Si on veut les manger malgré tout, il faut les faire cuire à l’eau avec menthe, persil, sauge et cumin pour les améliorer.
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Selon Platéarius, les lentilles sont froides et sèches. Pour lui, il vaut mieux utiliser les lentilles en médecine que dans l’alimentation. Elles ont des propriétés laxatives quand elles sont cuites à l’eau avec sel et huile et qu’on boit cette eau. Mais elles sont difficiles à digérer, engendrent un sang mélancolique et sont nocives au poumon, au cerveau, à l’estomac. Si on veut les manger comme aliment, il est préférable de les cuire dans eau et vinaigre puis de les accommoder avec menthe, origan, cumin, huile d’amande ou de sésame.
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Au 15e siècle, Platine dit que la lentille est de nature froide et sèche, qu'elle provoque la bile noire, se digère difficilement, fait diminuer la vue et réprime les "ardeurs de Vénus".
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier estime que la consommation fréquente de lentilles engendre la bile noire et des sucs mauvais, ainsi que des maladies comme le chancre et la lèpre, car les aliments pais et secs engendrent une humeur atrabilaire. Le jus de lentille combat la constipation et les lentilles sont bonnes pour les yeux des lymphatiques. On peut cependant manger des lentilles avec des viandes salées en hiver, à condition que la viande soit excellente.
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Oignon
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Pour Hippocrate, l'oignon est bon pour la vue, mauvais pour le corps parce que chaud, échauffant, dessèche à cause de son jus.
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Selon Anthime, au 6e siècle, les oignons font abonder les humeurs, c'est à dire qu'ils produisent des humeurs en trop grande quantité.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que l'oignon engendre une humeur mauvaise dans l'estomac et la corruption dans la raison.
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Selon le Tacuinum Sanitatis, l'oignon est chaud au 4e degré, humide au 3e ou sec selon sources. Il apaise la nature, provoque les urines, augmente la puissance du coït et avive le sens de la vue. Convient aux complexions froides, aux décrépits, l'hiver.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que l’oignon cru est dangereux. Il devient bon à manger quand il est cuit. Il est bon pour les yeux, contre la fièvre et la goutte. Il est humide et déconseillé aux estomacs malades.
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Au 13e siècle, Grégoire Abû l-Faraj ibn al-'Ibrî al-Malatî dit que l'oignon, chaud et sec, éveille le désir mais gâte la raison.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que l'oignon est chaud et sec selon Rhazès et chaud au 3e degré et humide au 4e degré selon Avicenne ! L'oignon donne soif et engendre de grosses humeurs. Mais l'oignon favoriserait également les rapports sexuels masculins.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier dit que l'oignon est chaud et que la médecine conseille de le faire cuire sous la cendre chaude et de le manger avec de l'huile, du sucre et du vinaigre, contre les toux rebelles. L'oignon cuit avec des légumineuses éliminerait les flatulences des légumineuses. L'oignon est déconseillé aux tempéraments bilieux.
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Poireau
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Pour Hippocrate, le poireau échauffe moins que l'oignon. Il est diurétique et laxatif, purgatif, il humecte et fait cesser les aigreurs.
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Au 9e siècle, Yûhannâ ibn Mâsawayh dit Jean Mésué explique que le poireau engendre de mauvais rêves.
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Selon le Tacuinum Sanitatis, le poireau est chaud au 3e degré et sec au 2e. Il provoque l'urine, augmente la puissance du coït et pris avec du miel débarrasse la poitrine des catarrhes. Convient aux sujets de complexion froide, aux gens âgés, l'hiver.
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Au 12e siècle, Hildegarde de Bingen dit que le poireau provoque des inquiétudes pendant le plaisir d’amour. Elle conseille de manger le poireau cru, salé et trempé dans du vin quand on est en bonne santé. Elle déconseille le poireau pour les malades.
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Au 13e siècle, Grégoire Abû l-Faraj ibn al-'Ibrî al-Malatî estime que le poireau, chaud et sec, aide pour l'asthme.
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Au 13e siècle, Aldebrandin de Sienne dit que le poireau est chaud et sec au 3e degré. Il n'est pas très bon pour la santé : il fait gonfler l'estomac, fait mal à la tête et provoque des visions. Il recommande, pour ceux qui aiment le poireau, de le manger avec des œufs et de manger de la laitue ou du pourpier ensuite.
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Au 16e siècle, Bruyérin-Champier estime que le poireau échauffe, épuise et coupe les sucs visqueux et épais.
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Pomme de terre
La pomme de terre, venant d'Amérique, n'est pas courante en Europe avant le 17e siècle. Elle n'a donc pas été étudiée par les médecins hippocratiques.
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Tomate
La tomate, venant d'Amérique, n'est pas courante en Europe avant la fin du 18e siècle. Elle n'a donc pas été étudiée par les médecins hippocratiques.
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