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Article : Sucre et produits sucrants.

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Edulcorants

La diététique officielle accepte les substituts du sucre car ils favorisent une réduction des apports énergétiques et un meilleur contrôle du poids corporel dans le cadre d'une alimentation rationnelle.

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Miel

Le miel aurait un effet prébiotique (glucides qui jouent un rôle dans la flore intestinale). Selon l'origine des fleurs, il pourrait avoir des effets antioxydants, surtout les miels de tournesol ou de sarrasin, qui contiennent le plus de flavonoïdes. Le miel est réputé pour un effet antibactérien, mais cet effet n'est pas encore prouvé scientifiquement.

Le miel provoquerait autant de caries dentaires que le sucre. Certains miels peuvent contenir de petites quantités de spores d’un micro-organisme responsable du botulisme, le clostridium botulinum, habituellement inoffensives pour un enfant ou un adulte. Mais il est déconseillé de donner du miel à un enfant de moins d’un an.

Composition du miel : Apisite Online

Miel et Alcool : Selon une étude citée par le site canadien Passeport santé.net :

La consommation simultanée de miel et d’alcool permet de diminuer les effets de ce dernier. Une étude réalisée en 2005 chez de jeunes hommes en santé révèle que la consommation concomitante d’alcool et de miel augmenterait la vitesse de disparition de l’éthanol dans le sang par une augmentation de son taux d’élimination de près de 30 %. Cette élimination plus rapide de l’éthanol permettrait de diminuer le temps d’intoxication du corps humain, soit le temps requis pour atteindre une valeur nulle d’alcool dans le sang, mais surtout permettrait de diminuer l’intensité des symptômes causés par cette intoxication d’environ 5 %. Reste que la modération a bien meilleur goût!

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Sucre

Le développement de la chimie moderne va permettre d'analyser la composition du sucre et de repérer le sucre caché dans les aliments.

En 1853, Claude Bernard découvre la fonction glycogénique du foie et montre le rôle des hydrates de carbone (dont le sucre) dans le travail musculaire. Les médecins de la fin du 19e et du début du 20e siècle étudient l'alimentation du sportif et du militaire et confirment que le sucre est un aliment précieux pour fournir de l'énergie au corps en cas d'effort musculaire important : Le sucre augmente l'énergie, permet à l'homme de produire un effort musculaire considérable et détruit rapidement la fatigue résultant du surmenage momentané… Il permet d'élever la valeur nutritive de la ration ordinaire et en tous cas [d'] éviter l'augmentation de la ration de viande pendant les manœuvres et en campagne. (Grandeau 1903, cité par Claude Fischler in L'Homnivore).

Parallèlement, le courant saccharophobe continue d'exister, montrant que le sucre peut favoriser l'obésité, le développement des caries et qu'il est une des causes du diabète.

Le sucre est-il un aliment énergétique ou un produit dangereux pour la santé ? La science est-elle objective et permet-elle de donner une réponse claire à cette question ? Certains scientifiques sont-ils au service des lobbies agro-alimentaires en publiant des études qui minimisent l'impact de l'alimentation ou a-t-on surestimé cet impact en minimisant les facteurs génétiques et environnementaux ? Difficile de donner une réponse claire à toutes ces questions, le milieu scientifique et médical donnant lui-même des réponses contradictoires. Nous nous contenterons de présenter divers arguments.

Les glucides

Avec protéines et lipides, les glucides (autrefois appelés hydrates de carbone) sont les principaux macronutriments de l'alimentation. Ils sont avant tout un carburant énergétique majeur et sont nécessaires au bon fonctionnement des cellules, en particulier au niveau des muscles, du cerveau, du coeur et des globules rouges, (Ciqual).

On regroupe sous le terme glucides les sucres simples, les sucres complexes et les fibres :

  • Les sucres simples sont le saccharose (le sucre), le fructose (le sucre des fruits), le lactose (le sucre du lait) ou le glucose. Les sucres simples sont souvent appelés sucres rapides, car ils sont rapidement absorbés par la muqueuse digestive. Ils ont un goût sucré.
  • Les sucres complexes sont un assemblage de nombreuses molécules de glucide comme l'amidon (que l'on trouve dans les céréales, légumineuses ou tubercules) et la cellulose. Ces glucides complexes doivent être brisés lors de la digestion afin d'être absorbés sous forme de glucides simples par l'organisme et ils n'ont pas obligatoirement une saveur sucrée.
  • Les fibres alimentaires sont composées en grande partie de glucides et d'éléments qui résistent à la digestion. Les fibres ne sont pas digérées, ne donnent pas d'énergie, mais sont indispensables pour stimuler l'intestin et prévenir la constipation.

On trouve des points de vue variables sur les glucides, leurs avantages et leurs inconvénients, en fonction des sources :

  • Les nutritionnistes recommandent généralement un équilibre en macronutriments selon les proportions suivantes : 50 à 55 % de glucides, 30 à 35 % de lipides (dont moins de 10 % sous forme saturée) et 15 % de protéines.
  • Le Programme National Nutrition Santé (France) s'est donné comme objectif en 2006 : Augmenter la consommation de glucides afin qu’ils contribuent à plus de 50% des apports énergétiques journaliers, en favorisant la consommation des aliments source d’amidon, en réduisant de 25% la consommation actuelle des sucres simples, et en augmentant de 50% la consommation de fibres.
  • Le CEDUS (Centre d’Études et de Documentation du Sucre), un organisme interprofessionnel de la filière sucre, basé à Paris, affirme : Contrairement aux idées reçues, les glucides sont deux fois moins caloriques que les lipides... 1 g de glucides apporte 4 kcal (soit 16,8 kJ). Un morceau de sucre n°4 de 5,9 g apportera donc 23,6 kcal ; le n°3, pesant 7,9 g, fournira 31,6 kcal. Rappelons par ailleurs que 1 g de lipides apporte 9 kcals, 1 g de protéines, 4 kcals, et 1 g d’alcool, 7 kcals… Il n’existe ni bons ni mauvais sucres. Quelle que soit leur nature, tous les sucres se transforment en glucose au cours de la digestion et apportent la même quantité d’énergie (1 g de glucides = 4 kcal). Leur vitesse d’absorption, mesurée par l’index glycémique, varie en fonction de plusieurs paramètres.
  • Le sucre étant majoritairement accusé de provoquer l'obésité, le CEDUS a par exemple créé une plateforme de travail collaboratif en partenariat avec l’IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) de Toulouse, département des métiers de l’hôtellerie-restauration et de l’alimentation. Concrètement, le CEDUS encourage la recherche et favorise la diffusion des connaissances dans le milieu médical et paramédical. Il va donc à la recherche de toutes les études scientifiques tendant à diminuer la responsabilité de l'alimentation (et donc du sucre) dans la progression de l'obésité.

Cette plateforme diffuse un "extranet documentaire du CEDUS", dans lequel on trouve un article sur l'Obésité : Plusieurs causes produisent le même effet (Grain de sucre - 15/02/2008),. En voici un résumé fourni par ce site web :

Les scientifiques américains les ont baptisés « The Big Two ». Rien à voir avec un duo de music hall, ces « deux grands » renvoient aux facteurs habituellement désignés comme responsables de la progression de l’obésité dans les pays industrialisés, à savoir l’alimentation et la sédentarité. Deux grands arbres qui, selon les spécialistes de plus en plus nombreux à partager cette opinion, cachent une forêt de causes hétérogènes, non corrélées à l’offre alimentaire ou au niveau d’activité physique. Enquête et perspectives.

Article complet : Extrasucre

  • Le saccharose, tiré de la betterave sucrière, était jugé trop coûteux, dans les années 1970, par les industriels de l'agro-alimentaire américain : ils l'ont remplacé par le sirop de fructose, issu de l'amidon de maïs, plus économique. Le fructose est plus sucré et assimilable plus rapidement que le saccharose. Il ne provoque pas de sécrétion d'insuline par le pancréas, ce qui ne provoque pas de réaction de satiété. Ce serait le fructose et non le saccharose qui serait responsable de l'épidémie d'obésité aux USA chez les amateurs de boissons sucrées.
    Source : Health and food
  • Le Larousse Médical (1995) annonce :

Le sucre… est une source alimentaire d'énergie très importante : 400 Kcal pour 100 g. Il contribue à l'apport alimentaire en glucides, et ne devrait pas fournir plus de 10 % de la ration calorique totale. Compte tenu du sucre contenu dans de nombreux produits (chocolat, confitures, boissons, pâtisseries), cela représente au total environ 65 à 70 g (13 à 14 morceaux de sucre standards) pour un adolescent ou un adulte, entre 45 et 55 g (9 à 11 morceaux) pour un enfant.

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